Charles premier, nouvel album M.F.E. acte I


L'information mérite d'être publiée. Charles premier, artiste sonore de grande qualité qui a marqué la première édition de : "Premiers Baisers" vient de sortir un nouvel album.

A la croisée de l’ambient, de la musique bruitiste et industrielle, avec un zeste d’expérimental, "M.F.E. Acte I" est composé de 13 titres qui vous ouvriront de nombreuses pensées. Mélancolique, mécanique et naturel simultanément, l'imaginaire s'y déploie au fil des plages, vous plongeant au bout de steppes jonchées d'herbes sèches par bribes et vous téléportant après dans une électronique sophistiquée, concrète et sans concessions.

Pour le télécharger, rendez-vous sur Believe, site de distribution musicale.

Pour vous le procurer sous sa forme physique (CD-R), vous pouvez le commander, au choix et pour un contenu identique:

- dans sa formule "Live au bar l'Océan" et en série limitée auprès de Musiques immédiates, label qui a sollicité Charles premier;
- par l’intermédiaire de Metamkine, site de vente par correspondance;
- par l'intermédiaire de ce site, en envoyant un mail à contact (@) alter-sonic (.) com. Il vous en coûtera la somme de 10,95 euros.

A son sujet, on a pu écrire:

« La nature est un temple disait Charles Baudelaire dans les correspondances, une appréciation que ne renierait sans doute pas Charles premier à en juger par (cet album), opus de 13 morceaux qui débute par le réveil des forces telluriques, vagues de fracas, respiration puissante de la Terre. La relation homme nature, subtilement évoquée tout au long de ce disque, trouve son point d’orgue dans le magistral "dernier avertissement", une voix fébrile submergée d’émotion égraine le texte de Georges Sand comme un appel à se ressaisir… Avec cette œuvre éclectique et foisonnante, Charles premier confirme sa qualité de jardinier sculpteur de topiaires sonores, son (album) nous entraîne sur une succession de territoires habilement entremêlés, nappe ambiente empreinte de religiosité (Devinette), électro minimaliste rythmée ou désarticulée (Méritée, Oiseau électrique), musique industrielle (Pluie des astres), épopée cybernétique (Les corsaires) et atmosphère poétique irriguée par l’absurde (Soudain, quand je pense,), un scénario plein de rebondissements qui délectera toute écoute active. »

Chronique de Musiques immédiates, label qui a sollicité Charles premier

« On entre en ravages. Terra incognita. Une oreille sur l'asphalte, on écoute une langue de schiste, tubulaire, corallienne. Ventre machine, on arpente un sol mat, paysage fracturé, des jeux d'enfants droïdes, de reptations furieuses en carnavals inquiets. On rencontre on observe - traces, civilisations, espèces inconnues (peuples ligneux aux squelettes de métal, industries oniriques, mémoires parasites, cérémonies acides). Biotope sonore. La mécanique nous origine, nous ramène, électriques et gazeux, à l'étendue, à la présence énigmatique qui se tend sous nos pas. Substance arquée entre bios et drama. Murmures polaires, question tremblée, un rêve de matière, un souvenir fibreux. On est là, oreille nue sur l'écorce, vivants. Accidents de nous-mêmes.
Le dernier album Charles premier : déplacement sonore, hybride musical électronique et concret, pensée hertzienne, manifeste vivant, à faire vibrer dans l'atmosphère, sans retenue. »

Impressions de Guillonne Balaguer (aka 1demidegt2)

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