Friendly Floatees de Laurent Lévesque

Friendly Floatees de Laurent Lévesque


Oudeis, dans le cadre du dispositif de résidence franco-québecois : "Géographies Variables" initié par Incident.net (France) et la Chambre Blanche (Québec), a reçu Laurent Lévesque en résidence et participe à la production de son œuvre : "Friendly Floatees".

 

L’installation numérique construite par l’artiste dans le cadre de la résidence consiste en un vaste paysage interactif faits de plusieurs photomontages panoramiques. Environnement immersif dans lequel le visiteur meut son champ de vision comme s’il était lui-même dans l’espace, Friendly Floatees se veut une construction chimérique s’interrogeant sur la relativité géographique et temporelle de l’environnement. En naviguant dans l’oeuvre, le spectateur se déplace virtuellement parmi une succession de ciels factices, sans astres, sans nuages et sans horizons au coeur desquels seront figés plusieurs milliers de sacs de plastique. La gravité, le vent et la lumière y modifient l’aspect de chaque objet, leur insufflent une position, une forme et une luminosité différente. Au sein de ce dédale sans repères, il ne reste que ces sacs figés en plein vol.

 

+ d'info à llevesque.com/friendlyfloatees

Friendly Floatees - version 1, présentée par Oudeis dans le cadre de NOW HERE, Les 5emes Rencontres des arts numériques, électroniques et médiatiques du 29 novembre au 14 décembre 2013.

L'oeuvre a été réalisée dans le cadre de la Résidence «Géographies variables» d'Oudeis, en partenariat avec Incident.net et La Chambre blanche.

Le projet a reçu le soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, de la Région Languedoc-Roussillon, du Ministère des relations internationales du Québec, du Consulat de France au Québec et de la Ville de Le Vigan.

L'artiste tient également à remercier Olivier Lévesque, Gaspard et Sandra Bébié-Valérian, Manuel Fadat, Amétys Lachance-Michaud, Charlotte Panaccio-Letendre, Samuel St-Aubin, Jean-Pierre Lavoie, Olivier Henley, Emmanuel Thivierge, Remi Ogundokun, François Vallée, Pierrette Dion, Sarah Boucher et Mathieu Lacroix.

Merci à Pascale Gustin de s'être prêtée au jeu de la documentation!

Pour aller plus loin

Une interview de l'artiste en deux parties.

Un article à lire sur The Artchemists.

Laurent Lévesque a été accueilli en résidence du 16 septembre au 12 octobre 2013.

 

Biographie de Laurent Lévesque.

Laurent Lévesque vit et travaille à Montréal. Ses travaux ont été exposés dans plusieurs régions du Québec et de l’Ontario (Canada), dans des centres d’artistes, des maisons de la culture ainsi que des musées régionaux. Tout au long de l’année 2014, il présentera un projet d’envergure chez Verticale, centre d’artistes (Laval, Québec). D’ici là, il présentera en décembre, les fruits de sa résidence à l’occasion d’une exposition individuelle dans le cadre des Rencontres des arts numériques, électroniques et médiatiques, événement annuel organisé par Oudeis. Il s’agira d’ailleurs de la première présentation de son travail en Europe.

La pratique de Laurent Lévesque aborde notre rapport aux objets et leur représentation dans un contexte de crise écologique, dans ce cadre particulier où leur incidence devient mesurable. Ses projets opposent le caractère tangible d’objets reproduits identiquement par milliers à celui, imprévisible, de l’environnement. Il façonne des paysages habités d’objets du quotidien au cœur desquels se jouent des instants de tension. L’accumulation et la conjonction de ces instants distord les perceptions temporelles et spatiales, faisant basculer la représentation dans le domaine de l’invraisemblable et des géographies interchangeables où des propositions rhizomatiques se déploient pièce par pièce au rythme de diffusions et/ou de dispersions.

Menant cette démarche, Laurent Lévesque s’intéresse au potentiel de l’objet à générer de nouvelles dynamiques au sein du paysage, des paysages dont les qualités intrinsèques sont contestées par un morcellement radical. Ainsi, les objets viennent se substituer aux composantes naturelles et construites comme points de repère qui permettent d’appréhender l’espace.