Le miroir du temps pris, Valéry Faidherbe


La première résidence initiée par Oudeis se déroula avec Valéry Faidherbe, en mars 2010.

Ce temps de recherche lui permis d'aboutir et exposer sa pièce : "Le miroir du temps pris" sur la médiathèque de Ganges du 10 au 27 mars 2010.

Cette œuvre - dont le point de départ se réfère à l'histoire de la photographie et en particulier aux longs temps de pose pour lesquels il fallait créer des dispositifs contraignants et immobiliser les personnes photographiées - est un écran qui se présente comme un miroir. Ce miroir reflète ce qui se déroule devant lui grâce une caméra qui capte les images. Ces images sont traitées en temps réel pour rendre les effets d'apparition et de disparition.  La contrainte de l'immobilité pour rendre l'image nette et lisible est revisitée par cette création qui utilise les outils modernes et nous parle d'une problématique intempor  elle : celle de nos vies qui passent et du temps qui file.

Le miroir du temps pris, Valéry Faidherbe

Principe du dispositif

De nos jours, tout est immédiat. Le miroir à basse fréquence, outil indispensable dans toute maison moderne, nous permet de ‘prendre son temps’, en même temps qu’il ‘prend notre temps’. Au tout début de la photographie, les temps de pose obligeaient les modèles à une terriblement longue immobilité. Aujourd’hui, il est pertinent d’utiliser ce temps pour porter une réflexion, petite fenêtre vers l’éternité. Le miroir en question ne réfléchit que ce qui est lent ou immobile et nie tout ce qui est rapide. Nous mettons du temps à exister. Quand nous partons, nous finissons par disparaître… progressivement. Le visiteur qui reste immobile plus de trente secondes devant l’écran, se voit apparaître petit à petit dans l’image, celui qui ne fait que brièvement passer ne laisse au mieux qu’une trace de fantôme.

 

Le miroir du temps pris, Valéry Faidherbe