Silence Vert / Table Ronde



Table ronde :

Samedi 08 décembre, à partir de 18h00 / Chapelle de la Condamine / 11 rue du Mûrier / Le Vigan

A partir de Silence Vert, des œuvres et installations, des problématiques soulevées, des perspectives ouvertes, il est proposé aux intervenants de la table ronde, du lieu de leur champ, de leurs actions et de leurs positionnements, de s’intéresser à la question des pratiques artistiques « conçues comme contre-pouvoirs constituants » (l’expression est empruntée à P.N. Lestrat).

Cette question centrale sera certes reliée au domaine des arts numériques, médiatiques, électroniques, qui font l’objet des Rencontres annuelles d’Oudeis (d’un point de vue critique et historique), mais pourra permettre également – et naturellement – d’aborder des questions connexes, intrinsèquement associées, telles que la création et l’art comme outil et moyen de transformation sociale et politique, de fonction critique et réflexive de l’art, d’utopies concrètes, d’inventions du quotidien, d’art engagé, de critique des médias, de pratiques médias tactiques, de l’appropriation et du détournement des technologies dans un but d’autonomisation et de résistance, d’alternatives et pourquoi pas de la question sous-jacente du dépassement de l’art.

C’est donc une table ronde que nous proposerons, celle-ci pouvant être retransmise via nos partenaires media (Radio Escapades et Let’s Motiv) et retranscrits dans le catalogue. Sont invités Annie Abrahams, Ruth Catlow, Pascal Nicolas-Le Strat, Alessandro Ludovico, Manuel Fadat et Art-Act. Voici une rapide présentation de chacun.

Annie Abrahams

Annie Abrahams est docteur en biologie (Université d’Utrecht 1978 ) et diplômée de l’école des Beaux-Arts d’Arnhem (1986 ). Son travail, qui utilise aussi bien la vidéo, la performance que l’Internet, questionne les possibilités et les limites de la communication, dont elle explore plus spécifiquement les modalités propres au réseau. Elle est internationalement reconnue en tant que pionnière de la performance en réseau. Abrahams crée des situations destinées à révéler les côtés imparfaits et fragiles du comportement humain, à piéger la réalité et ainsi rendre cette réalité disponible à la pensée.
Donnant de nombreuses performances, elle a largement exposé son travail en France, y compris au Centre Pompidou à Paris; Le CRAC à Sète; le théâtre Paris–Villette et dans de nombreuses galeries et musées internationales, dont le Musée d’Art Contemporain de Zagreb, le Black Mountain College Museum + Arts Center à Asheville, North Carolina, US; Espai d’Art Contemporani de Castelló, Espagne; le Museum of Contemporary Art, Tokyo ; le Center for Contemporary Armenian Experimental Art, Yerevan; la galerie Furtherfield (formerly HTTP) à Londres; le NIMk à Amsterdam et dans des festivals internationaux comme le Moscow Film Festival, le Festival international du film de Rotterdam et le Stuttgarter Filmwinter (1prize 2011 ), et sur des plateformes en ligne comme Rhizome.org et Turbulence.

www.bram.org

Ruth Catlow

Ruth Catlow est artiste et co-fondatrice de Furtherfield, une communauté virtuelle pour l’art, la technologie et le changement social. Furtherfield est également une galerie établie au plein cœur de Finsbury Park au Nord de Londres. Ruth Catlow travaille avec des artistes, commissaires, musiciens, programmeurs, écrivains, activistes et théoriciens d’envergure internationale. Elle développe actuellement un programme artistique et une structure dédiée aux écologies des arts médiatiques, aspirant ainsi à produire des visions partagées et infrastructures pour de possibles mondes alternatifs.
Ruth Catlow en plus de ces activités, coordonne le département de design à la Writtle School of Art et contribue régulièrement à des publications, conférences ainsi qu’à des expositions à la Givon Gallery à Tel Aviv, CCA à Glasgow, The Baltic à Gateshead, Limehouse Yown Hall à Londres mais aussi dans des galeries à Zagreb, Madrid et Detroit. Enfin, elle est conseillère à la Tiltfactor, un laboratoire indépendant de production de jeux-vidéo, qui se dédie au jeu critique.

http://www.furtherfield.org/

Pascal Nicolas-Le Strat

Pascal Nicolas-Le Strat est politiste et sociologue, maître de conférences de sociologie à l’Université Paul Valéry-Montpellier 3.

Ses recherches portent sur les micro-politiques de résistance et de création et sur les formes d’expérimentation sociale et artistique. Pratiquant une sociologie fortement impliquée, avec le souci d’articuler des savoirs d’horizons différents et de coopérer avec les personnes concernées, il vient de faire paraître le journal d’activité tenu pendant près d’une année et demi sous le titre “Fabrique de sociologie (Chroniques d’une activité - Novembre 2009 / Février 2011 )” et a récemment publié, toujours chez Fulenn, “Expérimentations politiques” (2007) et “Moments de l’expérimentation” (2009).
+ d’infos sur

www.le-commun.fr

Alessandro Ludovico

Critique des medias et éditeur en chef de “Neural”, revue à diffusion internationale investie depuis 1993 dans le champ des cultures électroniques, médias tactiques et hacktivisme (Mention spéciale au prix Ars Electronica en 2004). Il est aussi l’auteur de plusieurs essais sur la culture digitale et a coédité ‘Mag.Net’, une organisation d’éditeurs culturels électroniques. Il est également l’un des contributeurs fondateurs de la communauté Nettime, fut le conseiller du projet de magazine de la Documenta 12 et chercheur invité à l’académie Willem de Kooning à Rotterdam. Enfin, il enseigne actuellement à l’académie des arts à Carrara.

http://www.neural.it/

Manuel Fadat

Formé à l’histoire de l’art et à la gestion-conservation des oeuvres du XXe siècle, Manuel Fadat travaille tout à la fois sur la question des dimensions sociales et politiques dans l’art contemporain et sur les mutations dans les arts du verre. Co-fondateur de la revue Los Flamencos No Comen, de l’association autonome vivance et engagé aujourd’hui auprès de l’association Oudeis, M. Fadat a une activité parallèle d’ingénieur culturel, de critique et d’intervenant en histoire de l’art dans différents établissements.
Art-Act
Art-Act est un binôme d'artistes constitué par Gaspard et Sandra Bébié-Valérian depuis 2004. Entité à la fois plastique et théorique, Art-Act explore les moyens de l’art pour s’inscrire dans le champ politique et social. C’est suivant une démarche de détournement, de transformation et de réappropriation des objets de notre quotidien que la plupart de ses productions opèrent. Via l’installation, la vidéo ou des dispositifs médiatiques, la démarche d’Art-Act n’est pas seulement critique, elle se veut discursive. L’art est alors considéré comme un moyen d’émancipation, de résistance mais aussi d’échange.

http://www.art-act.fr

 

SILENCE VERT /

TABLE RONDE / THEMATIQUE (French – English).

Les Rencontres des arts numériques, électroniques et médiatiques d’Oudeis, intitulées cette année Silence Vert, se concentrent sur la thématique de l’écologie et la façon dont les artistes contemporains, au travers de leurs œuvres et leurs pratiques (œuvres mix média, installations interactives, numériques, électroniques, lowtech, game art, mais aussi vidéos et films d’artistes) analysent, proposent, créent, inventent et construisent autour de cette thématique fondamentale.

Ecologie au plan environnemental, cela va sans dire, mais également écologie politique, économique, philosophique, mentale, pour faire référence à Felix Guattari. Les Rencontres se déclinent en une exposition, une programmation de vidéo création, une table ronde, un atelier, et seront suivies d’une publication.

 

A partir de Silence Vert, des œuvres et installations, des problématiques soulevées, des perspectives ouvertes, il est proposé aux intervenants de la table ronde, du lieu de leur champ, de leurs actions et de leurs positionnements, de s’intéresser à la question des pratiques artistiques « conçues comme contre-pouvoirs constituants » (l’expression est empruntée à P.N. Lestrat).

Cette question centrale sera certes reliée au domaine des arts numériques, médiatiques, électroniques, qui font l’objet des Rencontres annuelles d’Oudeis (d’un point de vue critique et historique), mais pourra permettre également – et naturellement – d’aborder des questions connexes, intrinsèquement associées, telles que la création et l’art comme outil et moyen de transformation sociale et politique, de fonction critique et réflexive de l’art, d’utopies concrètes, d’inventions du quotidien, d’art engagé, de critique des médias, de pratiques médias tactiques, de l’appropriation et du détournement des technologies dans un but d’autonomisation et de résistance, d’alternatives et pourquoi pas de la question sous-jacente du dépassement de l’art.

GREEN SILENCE / ROUND TABLE 

The OUDEIS “Electronic, Digital and Media Arts Encounters ”, entitled this year Green Silence, focus on the theme of Ecology and how contemporary artists, through their works and practices (mixed media works, interactive, electronic and digital installations, low-tech, game art, but also video creation), analyze, propose, create, invent and build around this fundamental issue.

Environmental ecology, obviously, but also political, economic, philosophical, mental ecology, to refer to Felix Guattari. The Encounters include an exhibition, a video creation programmation, a roundtable, a workshop, which will later result in a publication.

From Green Silence, works and installations, issues raised, open outlook, it is proposed that the roundtable participants, from their scope, their actions and their positions, discuss the question of artistic practices "conceived as constituent powers" (the term is borrowed from Pascal-Nicolas Lestrat).

This central question will certainly be connected to the digital, media and electronic arts as the subject of the Oudeis annual Encounters (a critical perspective and history), but may also allow - and of course - address related issues intrinsically related, such as creating and using art as a tool for social and political function for a reflexive criticism of art, concrete utopias, inventions of the everyday life, committed art, critical media, tactical media practices, appropriation and misappropriation of technologies for the purpose of empowerment and resistance, alternatives and, why not, of the underlying question of surpassing art itself.

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